Lettre au Président Viktor Iouchtchenko:

« Personne n’étouffera la liberté... »

de Maryvonne David-Jougneau dont est tiré l'article "RETOUR à TCHERNOBYL" paru dans le journal, Le Monde du 17 février 2005

 


 

Dans une déclaration reproduite dans le journal Le Monde, le 7 /12/04, vous affirmiez : « Personne n’étouffera la liberté de notre Ukraine »... Vous étiez alors candidat à la présidence. Désormais nous pouvons nous réjouir de votre récente victoire. Nous savons que bien des chantiers difficiles vous attendent qui vont sans doute requérir toute votre attention, toute votre énergie. Néanmoins, il nous semble essentiel de vous poser cette question : jusqu’où ira cette liberté ? Pourra-t-elle s’exprimer dans tous les domaines ? Et en particulier dans la recherche de vérité sur le sujet si controversé des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl survenue en 1986 ? Une recherche scientifique étouffée, voire interdite chez vos deux voisins, russe et biélorusse...

 

            Nous le savons pour nous être occupés du sort du Professeur Youri Bandajevsky, médecin et scientifique biélorusse, accusé sans preuve de corruption et condamné à 8 ans de prison en juin 2001[1]. Il est encore actuellement en « relégation», privé de ses droits civiques. Recteur de l’Institut de médecine de Gomel depuis 1990, il avait critiqué la politique de la santé de son gouvernement mais surtout il avait rendu publiques ses recherches sur les méfaits du Césium 137, ingéré quotidiennement à faibles doses, sur la santé des populations et en particulier sur celle des enfants, dans les zones contaminées.

 

             Au travers de cette affaire, nous avons découvert des réalités insoupçonnées, insoupçonnables. Tout d’abord, ce bilan de Tchernobyl à peine croyable, établi par les autorités en matière nucléaire, l’AIEA[2], l’UNSCAER[3] qui constituent la référence internationale officielle auprès des Etats : 32 morts, 200 irradiés, 2.000 cancers de la thyroïde chez les enfants qu’on aurait pu éviter. Point. Un bilan entériné par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), depuis 1996...

 

 Autre réalité insoupçonnable qui explique ce consensus : un accord signé le 28 mai 1959 entre l’OMS et l’AIEA par lequel ces deux organismes dépendant de l’ONU ne peuvent rien entreprendre, ni dans leur programme, ni dans leur activité, qui puisse nuire l’une à l’autre[4]. Un texte dont la gestion des suites de la catastrophe de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, donne une lecture sans équivoque.

 

La conférence de l’OMS à Genève : 20-23/11/1995

 

            L’OMS, qui s’était peu manifestée jusqu’alors[5], organise en 1995, à l’initiative de son directeur général, le Dr. Nakajima, une conférence internationale à Genève du 20 au 23 novembre, sur « les conséquences de Tchernobyl et d’autres accidents radiologiques sur la santé ». Sept cents médecins et experts du monde entier y sont rassemblés et une certain nombre de faits inquiétants y sont révélés. Le ministre de la santé de votre pays, le Dr I. Korolenko, avait mis l’accent sur la pollution radioactive par Césium 137 subie par les populations. Le Pr. E.A Netchaev du Ministère de la Santé et de l’Industrie médicale à Moscou avait signalé que 2,5 millions de personnes avaient été irradiées dans la Fédération de Russie et que 175.000 vivaient dans les régions contaminées, avec une augmentation des malformations congénitales et des cancers de la thyroïde très agressifs chez les enfants. Le Pr. Okeanov de Biélorussie s’appuyait sur des enquêtes épidémiologiques réalisées à Minsk depuis 1972, et sur un registre des cancers reconnu par l’OMS, pour donner des chiffres : une multiplication des cancers et leucémies dans la population et plus particulièrement chez les « liquidateurs », par 2 et par 3[6]. D’autres chercheurs de régions plus lointaines, touchées par le nuage radioactif, faisaient état d’une augmentation des malformations, des maladies de la thyroïde...

 

Les actes de ce colloque ne furent jamais publiés, malgré les demandes réitérées des participants.

 

La conférence de l’AIEA, 8-12 avril 1996

 

Mais, six mois plus tard, du 8 au 12 avril 1996, à Vienne, l’AIEA convoqua une autre conférence : « Une décennie après Tchernobyl », avec des participants triés sur le volet. C’est là qu’elle  établit  son bilan  définitif, après de « pénibles discussions »[7] pour savoir s’il y avait eu 30 ou 32 morts ! Rien sur le sort des 800.000 « liquidateurs »[8] soviétiques envoyés sur la centrale pour éteindre l’incendie et couler un sarcophage, décontaminer alentours etc. Ne pouvant assurer une protection efficace contre un tel niveau de radioactivité, les autorités soviétiques avaient choisi de répartir l’exposition en un nombre le plus large possible d’intervenants, dans un temps  qui se comptait, selon les risques, en minutes, parfois même en secondes. Beaucoup ont reçu des doses d’irradiation dépassant les limites des compteurs censés les mesurer.

 

 Le premier ministre d’Ukraine, Ievguenii Martchouk, présent à cette deuxième conférence, avait pourtant indiqué que parmi les 360.000 liquidateurs  ukrainiens, 35.000 étaient déjà invalides. Pas un mot sur ceux qui étaient déjà morts.[9]

 

 Rien sur les maladies nouvelles dont souffraient les populations et en particulier les enfants[10].

Conférence de l’OMS à Kiev, du 4 au 9 juin 2001[11]

 

            Dans une autre conférence de l’OMS, il fut demandé au Dr Hiroshi Nakajima pourquoi les actes du colloque de 1995 n’avaient jamais été publiés. Sa réponse : l’AIEA dépend du Conseil de sécurité de l’ONU et l’OMS du Conseil économique et social : en matière atomique, c’est l’AIEA qui a autorité.

Dans cette même conférence de 2001, on voit s’affronter les experts internationaux de l’AIEA etc. et les chercheurs qui travaillent sur le terrain. Ces derniers n’ont aucun moyen de faire valoir les résultats de leurs travaux, car « seuls les chiffres en provenance des États peuvent être pris en compte » révèle le représentant de l’OCHA (Département des Affaires Humanitaires de l’ONU), D. Zupka, qui évalue, avec Kofi Annan, à 9 millions le nombre des personnes affectées à long terme par la catastrophe. Or, précise-t-il, aucun des États concernés, Russie, Biélorussie et Ukraine ne nous envoie des chiffres ! Dans les conclusions de cette conférence, la recherche sur le problème des « faibles doses» -qui vient contester le modèle de référence d’Hiroshima-, est passée à la trappe, malgré une intervention du Dr. Hiroshi Nakajima, en faveur de son inscription.

 

Lorsque vous allez être au pouvoir, allez-vous lutter contre cette politique du secret et du mensonge à l’œuvre depuis 1986, et prendre la tête d’une glasnost sur la catastrophe de Tchernobyl et ses effets sur la santé ? Allez-vous favoriser l’investigation historique et scientifique afin d’établir, pas à pas, la vérité dans un champ où les intérêts supranationaux inavouables mettent tout en œuvre pour la masquer ?

 

Rendre justice aux liquidateurs ...

 

Et, en premier lieu rendre justice à ces « liquidateurs » qui ont sacrifié leur vie et leur santé, souvent celle de leur descendance pour éviter que l’Europe ne devienne inhabitable par l’explosion thermo-nucléaire qui menaçait alors[12] ? Ces « liquidateurs »  devraient avoir droit aux soins, à l’attention et à la reconnaissance qu’ils méritent : aide aux familles pour ceux qui vivent encore, honneurs posthumes pour ceux qui sont morts dans des souffrances parfois atroces comme en font foi les trop rares témoignages qui viennent jusqu’à nous.[13] Et non seulement une reconnaissance de la part de leurs États respectifs, mais de la part de l’Europe qui a été directement concernée par leur sacrifice ? Va-t-on pouvoir évaluer combien sont déjà morts et combien d’invalides, un nombre dont tout laisse à penser qu’il ne cesse de croître ? L’ambassade d’Ukraine en Belgique, le 26 avril 2004, donne l’estimation de 25.000 morts[14]...

 Ce qui n’empêche en rien l’AIEA et ses représentants de continuer à décliner de manière récurrente son bilan de Tchernobyl : 32 morts...[15]

 

Le sort des populations dans les zones contaminées

 

En plus du sort des liquidateurs, comment prendre en compte celui des populations dans les zones contaminées et savoir enfin, de manière scientifique et incontestée, ce qu’il en est de leur état de santé et de son évolution ? Allez-vous favoriser, dans votre pays, les études épidémiologiques qui ont été stoppées ailleurs comme au Belarus. Avec la disparition de l’Institut d’Okeanov qui tenait un registre du cancer depuis 1972. Avec surtout l’incarcération du Professeur Bandajevsky et l’abandon, dans les mois qui ont suivi, du programme d’étude de son Institut qui portait sur l’effet sanitaire des faibles doses de radionucléïdes ingérés et incorporés. Un sujet de recherche que certains désiraient interdire dès 1995[16] et qui est désormais devenu tabou en Biélorussie et même ailleurs.[17] Un problème qui reste pourtant pertinent puisque le Césium 137 répandu un peu partout dans le monde, au moment de l’explosion du réacteur, ne perd la moitié de sa radioactivité qu’après 30 ans[18].

 

Comment pensez-vous promouvoir les recherches thérapeutiques et faire lever le doute, par exemple, sur l’efficacité des cures de « pectine » recommandées par le ministère de la santé de votre pays, pour  éliminer le Césium 137 incorporé ? Des cures que prônent également Bandajevsky et Nesterenko en Biélorussie, sans être suffisamment entendus quand ils ne sont pas calomniés par certains scientifiques qui ne produisent aucune contre-étude à leurs travaux[19]. Certains de ces « scientifiques » considèrent même qu’il n’y a pas d’impact radiologique de la catastrophe de Tchernobyl, au-delà de ses effets immédiats déjà dénombrés (32 morts...) et que tout autre discours est à mettre au compte de la radiophobie[20], ou pire, d’une exploitation idéologique tendancieuse de la catastrophe.

 

Le refus d’un véritable « négationnisme »

 

C’est en tant que simples citoyens de l’Europe, que dis-je, en tant que citoyens du monde que nous nous sentons concernés par ce qui s’est passé à Tchernobyl. Tant par ses conséquences déjà connaissables que par celles que certains chercheurs prévoient sur les générations futures, dans le cadre inédit de cette contamination à long terme.

 

Nous sommes concernés à deux niveaux. D’une part, nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe similaire à l’Est comme à l’Ouest et nous avons besoin de partager un bilan qui ne soit pas mensonger, de savoir quels sont les risques réels encourus. D’autre part, au-delà d’une connaissance intéressée, il y a l’exigence éthique d’une vérité scientifique et historique et le refus de ce qu’on peut appeler un véritable « négationnisme », mis en œuvre par des organismes internationaux qui sont censés nous donner la parole objective des experts, tant au niveau des risques -pour l’AIEA et l’UNSCAER- qu’au niveau de la santé pour l’OMS.

Ce « négationnisme » international de leur part est pire que le mensonge de l’État soviétique qui a eu à faire face à une situation d’urgence en étant complètement dépassé par l’ampleur de la catastrophe, dont à tous les niveaux de l’appareil on cachait et on se cachait la gravité[21]. Les seuls qui étaient conscients vu leur compétence, tel le Professeur Nesterenko[22], étaient taxés d’alarmistes par des politiques la plupart du temps grossièrement ignorants.

 

 Mais avec l’AIEA, l’UNSCAER il s’agit de la mise en place réfléchie par des responsables qui savent ce dont ils parlent, d’un discours qui vise à nier la réalité des faits quant aux conséquences de la catastrophe de Tchernobyl et, au-delà, de toute catastrophe de ce genre qui pourrait se produire. Et ce, au détriment des populations actuellement malades . Un leader de l’opposition biélorusse, Leonid Soudalenko interviewé récemment pour la chaîne de TV ARTE[23],a lu la lettre d’un médecin, reçue lors de sa campagne contre le référendum pour la réélection de Loukatchenko. « Il n’y a que nous qui pouvons dire à quel point nous et nos enfants sont malades. Mais, nos chefs font tout pour présenter la situation sous un meilleur aspect. On n’hospitalise pas assez et on ne diagnostique pas les bonnes maladies. Et, sans ce diagnostic, les enfants ne peuvent pas aller en cure ».

 Plus personne n’ose dire, comme le fait Bandajevsky[24], qu’ils sont malades de la « radioactivité ». Les médecins ont peur de prononcer le mot interdit .

 

C’est contre ce déni du réel dont font doublement les frais les victimes passées, présentes, futures parce qu’elles ne sont pas reconnues comme telles, et pour ces « Tchernobyliens » qui sont souvent objets de rebuts, que nous vous demandons d’ouvrir un véritable chantier de la recherche scientifique où pourront trouver leur place les chercheurs d’une totale liberté de penser et dont l’éthique ne cède devant aucun pouvoir politique ou financier.

 

De ce point de vue, le libéralisme occidental qui se profile pour l’avenir de votre pays n’est pas une garantie. C’est pourquoi nous nous adressons d’abord au leader de la Révolution Orange, porteur des valeurs de la Démocratie, qui dans l’avènement d’un nouveau régime peut aller se sourcer à ses idéaux fondateurs. La liberté de penser, la recherche de la vérité en restent les piliers, issus de la Grèce antique. « La vérité doit être entendue. Selon moi, là est la tâche principale des hommes qui ne sont pas indifférents au destin de l'humanité tout entière», disait  Youri Bandajevsky du fond de sa prison[25]. Puissiez-vous,  en tant que Président de l’Ukraine, vous inscrire parmi eux et faire ainsi une brèche dans le deuxième « sarcophage » de Tchernobyl, celui de la parole et de la recherche interdites.

 

 Maryvonne DAVID-JOUGNEAU

Sociologue,

Co-auteure du livre « Les  Silences de Tchernobyl » Autrement, 2004

Responsable du Comité Bandajevsky

www.comite-bandajevsky.org

 

 

 

 

 


 

[1] Adopté comme prisonnier d’opinion par Amnesty International.

[2] AIEA: Agence Internationale de l’Energie Atomique dont l’objectif est de promouvoir l’atome civil.

[3] UNSCAER : Comité Scientifique des Nations Unies sur les Effets des Radiations Atomiques.

[4] WHA 12.40 :« chaque fois que l’une des parties se propose d’entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l’autre partie, la première consulte la seconde  en vue de  régler la question d’un commun accord ». (article I §3).

Selon l’article III : « L’OMS et l’AIEA reconnaissent qu’elles peuvent être appelées à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder  le caractère confidentiel de certains documents (…) dont la divulgation (…) compromettrait d’une manière quelconque la bonne marche »  des travaux de l’une ou de l’autre.   

[5] Trois experts de l’OMS(dont le Pr. Pellerin) interviennent en 1989 dans un conflit opposant les scientifiques Biélorusses et les experts moscovites. Ils cautionnent ces derniers : Cf. B. Belbéoch « Responsabilités occidentales dans les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, en Biélorussie, en Ukraine et en Russie » Chroniques sur la Biélorussie contemporaine, Paris, L’Harmattan, 2001, pp 287-88.

[6]  Cf. M. Fernex, La catastrophe de Tchernobyl et la santé, Chroniques sur la Biélorussie op.c. p. 251 et sq.

[7] Cf. M. Fernex, op.c. p. 253.

[8] Communication OMS/32 de 23 avril 1992, cf. G.Hériard-Dubreuil, Les Silences de Tchernobyl, op.c.p. 62

[9] Selon  l’association moscovite des veuves des liquidateurs, ils étaient déjà plus de 1000 fin des années 1990 quand M.Fernex les avaient rencontrées : in  La Catastrophe de Tchernobyl...op.c.

[10] sur lesquelles portaient les recherches de l’Institut Gomel dirigé par Bandajevsky. Lors de son arrestation, le 13 juin 1999 son ordinateur et toute sa documentation furent détruits.

[11] filmée par W.Tchertkoff pour le compte de la TV suisse italienne, dans le documentaire :  « Controverses nucléaires »(2003)

[12]  W. Nesterenko, « L’Europe aurait pu devenir inhabitable », in Silences de Tchernobyl, pp.14-26.

[13] « La Supplication » de Svetlana Alexievitch (J’ai Lu) et le documentaire« Le sacrifice » de E. Andreoli et W. Tchertkoff (deux fois primé en novembre  2004).

[14] Selon un bilan soviétique de l'époque, l'explosion a fait 31 morts. Mais  depuis 1986 sont décédés plus de 25.000 "liquidateurs", ces militaires et civils venus d'Ukraine, de Russie, du Bélarus et d'autres pays faisant alors  partie de l'URSS, pour effectuer divers travaux, dont la construction d’un sarcophage autour du réacteur accidenté, selon des estimations... Quelques 2,3 millions d'Ukrainiens, dont 450.000 enfants,  souffrent de maux liés aux radiations, parmi lesquels un nombre important de  cancers de la thyroïde, selon le ministère ukrainien de la Santé. Texte de la commémoration de la catastrophe de Tchernobyl, Ambassade d'Ukraine à Bruxelles le 26/04/2004).

 www.ukraine.be/news/discours/d26 04 04.html

[15] Dans l’Yonne Républicaine du 4/12/04, un de ses représentants annonce  39 morts, ne parle plus des 200 irradiés, et affirme que dans les 2.000 cancers des enfants, 75 voire à 95°/° seraient guérissables.

[16]  À la conférence de Genève de l’OMS en 1995,« le professeur S .Iarmonenko, du centre d’oncologie de Moscou, a insisté avec une violence démesurée pour qu’à l’avenir les organisateurs excluent des programmes de congrès sur ce sujet, tout orateur qui aborderait scientifiquement le problème des effets des faibles doses de rayonnement sur le vivant » M. Fernex, Chroniques sur la Biélorussie, op.c.pp.249.

[17] Comme en témoigne un conflit récent, au sein du gouvernement britannique, pour faire état ou non publiquement d’une étude portant sur le danger des faibles doses autour des centrales nucléaires. « Le Gouvernement bâillonne la commission des experts au sujet des risques des centrales nucléaires ». titre le "Sunday Times" Londres:  le 01. 08. 2004.     

[18] Cf. Contaminations radioactives :Atlas France et Europe ; CRIIRAD et André Paris. Ed. Yves Michel, 2002.

[19] Cf. Y.I Bandazhevsky , Chronic Cs 137 incorporation in children organs , SWISS  Med WKLY, 2003 :133 :488-90. Cardiomyopathie au Césium 137, in Revue CARDINALE, Tome XV, N° 8 ; Octobre 2003

- Nesterenko and co. Reducing the Cs-load in the organism of « Chernobyl » children with apple-pectin, SWISS Med. WKLY 2004 ; 134 : 24-27.

[20] Cf. Le documentaire : “Controverses nucléaires”

[21]Alla Yaroshinskaya « Absolument confidentiel ; les autorités face à la catastrophe » Les silences de Tchernobyl, op.c. pp. 27-45

[22]  Chercheur éminent et directeur de l'Institut de l'énergie atomique de l'Académie des sciences du Bélarus, ses compétences techniques furent utilisées pour maîtriser la situation au moment de l’accident en avril 1986, mais il fut néanmoins limogé  en juillet 1987 de ses fonction. Il crée en 1990 l’Institut Indépendant et assure depuis, avec l’aide des ONG occidentales, la radioprotection des populations dans les zones contaminées. Cf. S. Fernex, L’aide aux victimes de tchernobyl. Silences de Tchernobyl, op.c.pp. 194-201

[23] 13 octobre 2004, ARTE-REPORTAGE, 21H30

[24] Interviewé dans cette même émission d’ARTE du 13/10/04

[25] Appel aux scientifiques réunis à l’Assemblée Nationale, à Paris, le 28/03/04