Wladimir Tchertkoff

 

  

"ENFANTS DE TCHERNOBYL BELARUS"

 

Professeur Youri Bandazhevsky

 

 

Nouvelles de prison, suite aux conversations téléphoniques

avec Galina Bandazhevskaya.

 

Le 9 - 12 mai 2002

 


 

 

C'était le 18 juin 2001. Presque une année s'est écoulée depuis que cette photo a fixé l'expression déterminée du visage, le regard droit, qui semble nous interroger, de cet homme jeune poussé vers la prison par un garçon en uniforme. Un instant de vérité dans la lumière, sur le seuil d'un long enfermement. Aujourd'hui, les nouvelles que je reçois du prisonnier de Minsk ne sont pas bonnes. Le Professeur Bandazhevsky résiste difficilement.

 

Lors de la première incarcération, il a été examiné par le thérapeute de service et le chirurgien de l'hôpital de la prison, qui ont établi un diagnostic complexe de cinq maladies, dont trois chroniques, deux à caractère exacerbé et un "état dépressif dû à la situation". Aujourd'hui, nous ne savons pas ce qu'il en est de la gravité de ces affections, mais les énergies physiques et morales du prisonnier cèdent. Le goulag soviétique et le temps font leur travail.

 

Il y a quelques semaines, le ministre de l'intérieur du Bélarus a déclaré "Nous n'avons plus de quoi nourrir nos prisons trop pleines. Une amnistie est nécessaire". Mais Bandazhevsky, arrêté au motif des "mesures urgentes de lutte contre le terrorisme et autres crimes particulièrement violents et dangereux", puis condamné à 8 ans d'emprisonnement dans un camp de redressement à régime renforcé pour un délit grave et socialement dangereux, n'est pas amnistiable.

 

L'avocat de Bandazhevsky vient de saisir de l'affaire le Comité des droits de l'homme de l'ONU. Le dossier a été remis au représentant de l'ONU à Minsk, le 22 avril, pour être traduit en anglais et transmis à Genève, où il se trouve actuellement (voir la traduction de l'accusé de réception à la fin de ce texte). Dans les conclusions de la plainte il est dit : "Il y a toutes les raisons de croire que la poursuite judiciaire pénale qui a conduit à la condamnation de Y.Bandazhevsky à une longue peine de détention a été organisée par le gouvernement de A.G.Loukachenko afin de se débarrasser de Bandazhevsky en tant que recteur de l'Institut de médecine et scientifique connu dans son pays et à l'étranger pour ses recherches en médecine radiologique. Le fait est que ses découvertes, ses conclusions et recommandations vont à l'encontre des intérêts de nombreux fonctionnaires qui veulent voir sous un autre angle la nature des conséquences écologiques et sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl au Belarus et poursuivre dans ce domaine la politique des autorités biélorusses."

Les scientifiques d'avant-garde, qui font avancer les frontières de la connaissance, ont besoin, - comme les athlètes, les pianistes, les artistes créateurs, - de s'exercer continuellement. Leur intuition formule les hypothèses (qu'ils soumettent à expérimentation et vérification) sur le terreau de la matière vivante qu'ils explorent dans un dialogue constant avec la science. Interrompre ce rapport équivaut à déraciner une plante assoiffée de matière et d'eau.

 

La volonté du lobby atomique et de ses serviteurs biélorusses d'empêcher définitivement cette intelligence de travailler risque d'aboutir réellement. La volonté de détruire le scientifique Bandazhevsky est manifeste dans la brutalité et l'excès de l'arrestation   de l'inculpation et de la condamnation, sans droit de recours. Si l'enfermement dure, on craint de ne plus revoir le même homme sortir de prison. La lente torture par l'isolement intellectuel de cet esprit, qui a besoin de travailler pour ne pas étouffer, l'humiliation morale par l'injustice d'un État méprisant et sourd, qui continue de se montrer sûr de son droit, après avoir violé au moins 8 fois le code pénal, pour prononcer une condamnation sans preuves, les infirmités physiques induites par un semblant d'alimentation inexistante sont en train de casser l'esprit et le corps de cet homme encore jeune, dont les connaissances et la compétence sont nécessaires dans notre monde contaminé par l'iode, le césium, le strontium, l'uranium "appauvri"….

 

Dans les courtes lettres angoissées qu'il écrit à sa femme, Bandazhevsky ne parle plus que très peu de travail scientifique, dont il espérait qu'il pourrait le continuer de quelque manière, même en prison, et qu'il lui permettrait de résister. Mais c'est justement ce qu'on ne veut pas : qu'il résiste, que son esprit travaille. "Je travaille dans la mesure où mon cerveau me le permet, par la mémoire des connaissances dont je disposais autrefois… Je m'efforce de me tenir en mains. Il m'est très, très difficile d'être ici. Je suis en train de perdre le contact avec la réalité." La fameuse bibliothèque, dont se vantent les autorités pour faire croire qu'il jouit de conditions de faveur, est un fond de couloir sombre, sans fenêtres, avec une chaise et une table contre un mur aveugle, où sa vue baisse… Ce simulacre a été organisé pour pouvoir répondre aux  réclamations venues du monde entier, sans rien changer de substantiel.

 

Au moment où le Comité des droits de l'homme de l'ONU est saisi de cette affaire, une sursaut de l'opinion publique internationale, du monde académique et de la communauté scientifique, dignes de leur nom, est nécessaire, pour que les gouvernements démocratiques, qui se sont engagés en faveur de Bandazhevsky, réclament et obtiennent la libération immédiate et sans conditions de ce scientifique exceptionnel. Du seul scientifique à avoir étudié et révélé, en 9 ans de recherches, une dépendance linéaire proportionnelle entre la quantité du césium radioactif incorporé dans l'organisme et la gravité des pathologies des organes et systèmes vitaux, chez les populations abandonnées dans les territoires contaminés par la catastrophe de Tchernobyl.

 

Jacques Chirac vient d'être réélu de façon spectaculaire par la plus grande majorité de Français jamais réunie, pour réaffirmer à la face du monde les valeurs universelles de la République, proclamées par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen en 1789. En août 2001, l'administration du Président Chirac, auquel Y.Bandazhevsky s'était adressé dans une courte lettre, le jour de sa condamnation, en demandant la protection de la France, a répondu dans ces termes à la Présidente de la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (LIFPL – WILPF), qui lui avait transmis cet appel :

 

PRÉSIDENCE  DE LA RÉPUBLIQUE 

Le Conseiller Technique

Paris, le 8 août 2001

"Madame la Présidente,

Le Président de la République a bien reçu votre courrier du 23 juin, appelant son attention sur la situation du Professeur Y.I. Bandazhevsky. Il m'a prié de vous en remercier.

Comme vous le savez, notre Ambassade a suivi avec la plus grande vigilance le déroulement du procès de M. Bandazhevsky à Gomel, dont le verdict a été rendu le 18 juin dernier. De plus, la France a participé activement à l'élaboration d'une démarche de l'Union européenne qui doit être effectuée prochainement par la Présidence en exercice auprès des autorités biélorusses, en vue d'obtenir la révision de la condamnation prononcée à l'issue de ce procès.

Compte tenu de la situation de M. Bandazhevsky, celui-ci pourrait demander à se voir reconnaître en France le statut de réfugié politique. Si, comme nous espérons, M. Bandazhevsky était libéré rapidement, des démarches pourraient être menées utilement auprès de nos services consulaires afin qu'un visa au titre de l'asile lui soit délivré. L'obtention éventuelle de l'asile politique constituerait alors un élément favorable pour envisager, à plus long terme, l'octroi de la nationalité française, sollicité par M. Bandazhevsky dans le message que vous avez bien voulu me transmettre de sa part.

De manière générale, la France, en concertation avec ses partenaires de l'UE, entend poursuivre avec détermination son action en faveur des droits de l'homme en Biélorussie et continuera d'apporter son soutien à M. Bandazhevsky et ses proches aussi longtemps que nécessaire.

Je vous prie d'agréer, Madame la Présidente, l'expression de mes respectueux hommages.

Jacques LAPOUGE

 

Le temps est venu sans doute pour que la France entreprenne des actions plus incisives, afin d'honorer le double engagement de cette lettre de soutien au Professeur Bandazhevsky et du choix politique, que les Français viennent de faire, de rester activement fidèles aux principes des droits de l'homme. Au Bélarus on pense que si Poutine, dûment sollicité, appuyait auprès de Loukachenko la demande de révision du procès Bandazhevsky, celle-ci aurait des chances de démarrer.

 

Dans l'immédiat, une action concrète, légale, est possible pour venir en aide au Professeur Bandazhevsky.

 

Le "Code d'exécution criminelle 2/140 du 17.01.2000" de la République du Bélarus, statue au Chapitre 13, article 98, paragraphe 1 : "Toute personne condamnée à la privation de la liberté est obligée de travailler dans les lieux et aux travaux fixés par l'administration des établissements de peine. L'administration de l'établissement de peine est tenue d'astreindre les personnes condamnées à un travail socialement utile, en tenant compte de leur sexe, âge, capacité de travail, état de santé et, dans la mesure du possible, de leur spécialité. Les condamnés sont appelés à travailler dans les entreprises ou dans les ateliers des établissements de peine, ainsi que dans d'autres entreprises, indépendamment de leur forme de propriété, à condition que la garde réglementaire et l'isolement des condamnés soient assurés".

 Paragraphe 3 : "Le travail des condamnés, qui purgent la privation de la liberté dans une prison, est organisé exclusivement sur le territoire de la prison.".  

Paragraphe 4 : "L'énumération des travaux, pour lesquels l'utilisation du travail des condamnés est défendue, est établie par le Règlement intérieur des établissements de peine.".

 

Galina Bandazhevskaya a demandé à la direction de la prison que son mari, pathologiste, puisse au moins être utile dans l'hôpital de la prison. Cela ne lui a pas été accordé.

 

Une action peut être entreprise dans deux directions pour tenter d'aider le Professeur Bandazhevsky et pour dénoncer, encore une fois dans son cas, le non respect des droits de l'homme au Bélarus .

 

1. –En se référant à cette loi 2/140 (17.01.2000), des organisations internationales, des associations et instituts occidentaux tels que PSR, IPPNW, WILPF, CRIIRAD… de simples citoyens peuvent écrire à l'administration de la prison en demandant de savoir en quoi consiste exactement et concrètement le travail scientifique, que le détenu Bandazhevsky serait autorisé d'exercer, comme l'écrivent les ambassades du Belarus en réponse aux protestations des associations. L'administration de la prison est très sensible et attentive à ce genre de lettres, auxquelles elle est tenue de répondre. Elle y a répondu jusqu'à présent par des formules générales rassurantes, en présentant un tableau édulcoré de la situation. (Attention, il est important de ne pas faire mention des conditions matérielles de la prison dans les lettres, car le prisonnier n'a pas le droit d'en parler à l'extérieur, sinon il risque des rétorsions.)

 

Le travail dans les prisons et dans les camps de redressement est donc prévu par les lois du Belarus. C'est un droit du Professeur Bandazhevsky, que de travailler dans sa spécialité, dans la mesure où les conditions matérielles le permettent. Elles peuvent être organisées. Un ordinateur, fourni par la famille, pourrait être mis à sa disposition sous le contrôle et dans les locaux de l'administration de la prison. Cette possibilité nous a été confirmée par l'avocat Garri Pogoniailo du Comité Helsinki de Minsk, qui a rédigé la plainte au Comité des droits de l'homme de l'ONU : rien, dans les lois et les règlements, n'interdit l'utilisation de cet instrument de travail moderne.

 

Le directeur de la prison s'appelle:

BAKHUR Ivan Ivanovitch

U.ZH. 15-1

Ul. Kalvarijskaia, 36

Minsk

220600 BELARUS

 

2. – Une consultation scientifique bimensuelle. En citant la même loi 2/140 du 17.01.2000, les mêmes organisations occidentales pourraient écrire au Comité d'Exécution des Peines – KIN (Komitet Ispolnénia Nakazaniy), sur le même argument et pour soutenir la requête que l'Institut de radioprotection "Belrad" du Professeur Nesterenko présente ces jours-ci à cette administration (voir ci-dessous). "Belrad" demande que le Professeur Bandazhevsky puisse être consulté deux fois par mois par sa femme, Galina Serguéievna, en sa qualité de pédiatre et cardiologue, responsable du secteur médical de l'Institut, pour l'examen, le traitement et le suivi médical des enfants habitant dans les territoires contaminés par la catastrophe de Tchernobyl.

 

Il est inutile de souligner l'importance d'une telle solution, parfaitement légale, tant pour Youri Bandazhevsky, qu'il faut absolument aider à ne pas succomber à l'inaction, que pour le travail de "Belrad", qui bénéficierait d'une compétence scientifique exceptionnelle. Sans parler de la population du Bélarus, dont l'avenir est menacé. Il faut rendre les autorités et les fonctionnaires du Bélarus responsables des conséquences des décisions qu'ils prennent.

 

Le directeur du Comité s'appelle:

KOVCHUR Vladimir Alexandrovich

KIN – Komitet Ispolnenia Nakasaniy

Ul. Oranskogo, 1

Minsk, BELARUS

Fax : 00375 172 261801

 

Pour finir, une bonne nouvelle. La sœur de Galina Bandazhevskaya est professeur de physique à Barissov, à 80 kilomètres au nord-est de Minsk. Elle a donné à ses élèves de 11-me (adolescents de 17 ans), qui ne savent pas qu'elle est la sœur de Galina, le thème suivant à traiter : "Effets des radionucléides incorporés sur l'organisme humain". Surprise. Plus de la moitié de la classe a cité le Professeur Youri Bandazhevsky, en rédigeant des copies excellentes. Ils ont signalé que des scientifiques occidentaux auraient déclaré que le biélorusse Bandazhevsky est le "leader" au niveau mondial dans ce domaine de recherche scientifique. Madame Bandazhevskaya est frappée par leur courage. En général les gens se détournent et fuient au son du nom Bandazhevsky. Sa sœur est frappée par la qualité des rédactions de ses élèves.

Le grain est semé. Internet travaille.

 

 

Le directeur de l'Institut

De radioprotection "Belrad"

V.B. Nesterenko

Au

                                                                                                                   Chef du Comité d'exécution

                                                                                                                   des peines  du  Ministère de

                                                                                                 l'intérieur,  KIN

                                                                                             V.A. Kovchur  

       

                                                                                                         Minsk, le 13.05.2002 

 

REQUÊTE

 

L'Institut de radioprotection "Belrad" et l'institut français "Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité - CRIIRAD" effectuent des études sur l'accumulation et l'action des radionucléides dans l'organisme des enfants vivant dans les territoires contaminés de la région de Gomel. Ce programme est prévu sur deux ans et il est financé par la CRIIRAD.

 

Pour une étude approfondie et qualifiée des données médicales reçues il est fait appel au professeur Y.I. Bandazhevsky, ex-collaborateur de l'Institut "Belrad", aujourd'hui condamné, en qualité de consultant scientifique.

 

Le professeur Y.I. Bandazhevsky a étudié pendant 10 ans l'action des radionucléides sur l'organisme humain, il a publié 10 monographies sur le thème de ces recherches et il a été décoré de "L'étoile d'or d'Albert Schweitzer" et de la "Médaille d'or d'Hippocrate" pour les études scientifiques dans le domaine des pathologies radiologiques.

 

Je vous prie d'autoriser le professeur Bandazhevsky à continuer l'activité scientifique dans la colonie à régime renforcé. Nous sommes guidés par la lettre de Vladimir Malevich, représentant permanent adjoint de la République du Belarus auprès de l'Office des Nations Unies à Genève, dans laquelle il communique que "Le jugement, entré en vigueur le 18 juin 2001, n'interdit pas à Y. Bandazhevsky d'exercer des activités scientifiques".

 

Je pense que vous ne vous opposerez pas à ce qui se fait dans l'intérêt de la santé de notre nation et que vous autoriserez la responsable de la partie médicale de ce programme, Galina Serguéievna Bandazhevskaia, candidate en médecine, chargée de cours, médecin pédiatre de catégorie supérieure, à rencontrer 2 fois par mois le condamné professeur Bandazhevsky, à des fins de consultation scientifique sur les résultats de nos travaux.

 

Le directeur de l'Institut

de radioprotection "Belrad"

membre correspondant de l'Académie

des Sciences Nationale du Bélarus,

professeur, docteurs ès sciences techniques                                                               V.B. Nesterenko

 

***

 

 

 

 

ONU

ID 991 – 22/04/02

Bandazhevskiy

 

 

A Monsieur Bandazhevskiy Iouri Ivanovitch

220036 Minsk, Ul K. Liebknechta, 68-1201

 

Le 30 avril 2002-05-15



 

ESTIMÉ MONSIEUR BANDAZHEVSKIY

 

Nous vous communiquons que votre recours, reçu le 22 avril 2002, a été examiné par la Représentation de l'ONU et transmis au Comité des droits de l'homme à Genève (Suisse).

Le Comité prendra une décision sur votre affaire et vous en informera personnellement.

 

Nous regrettons de ne pas pouvoir vous répondre de façon moins formelle. Toutefois, nous exprimons l'espoir en une solution positive de votre problème.

 

 

Respectueusement

 

Signé

 

Neil Buhne

Représentant de l'ONU dans la République du Bélarus

 

***

 

 

Cet accusé de réception en langue russe, que j'ai reçu par fax, est accompagné de la note suivante  de l'avocat Garri Pogoniailo, concernant son honoraire :

 

 

Estimé Monsieur Tchertkoff,

Comme d'accord, je vous envoie la communication de Neil Buhne.

En ce qui concerne mon honoraire pour la rédaction du RECOURS à la Cour Suprême RB à titre de contrôle judiciaire, et le RECOURS individuel au Comité des droits de l'homme ONU, en tenant compte de l'avance de 200 dollars USA reçue de Galina Bandazhevskaia, je vous prie de me régler 800 dollars USA pour le travail susmentionné. Je pense que c'est une somme juste et acceptable.

 

Respectueusement

 
Avocat Pogoniailo

 

 

 

Je joins ci-dessous, le compte le l'association pour vos versements de soutien, en particulier pour nous aider à régler la note de l'avocat.

 

Origlio (Suisse), le 15 mai 2002

Wladimir Tchertkoff

 

Association

 

"Enfants de Tchernobyl Bélarus"

 

20, rue Principale   68480  Biederthal - France

 

      Fondateurs

      Solange Fernex  -France- présidente de l'association, Députée Européenne honoraire, présidente de la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, WILPF, section française.

E-mail: s.m.fernex@wanadoo.fr

      Vassili Nesterenko -Bélarus- vice-président de l'association, physicien spécialiste en radioprotection, membre de l'Académie des sciences du Bélarus, directeur de l'Institut de radioprotection "Belrad".

      Galina Ackerman  -France- secrétaire générale de l'association, journaliste, traductrice du livre de Svetlana Aleksievitch "La Supplication".

      Wladimir Tchertkoff  -Italie- secrétaire général adjoint de l'association, journaliste retraité de la Télévision Suisse. E-mail: eandreoli@vtx.ch

      Michel Fernex  -Suisse- trésorier de l'association, médecin retraité, Professeur émérite, Faculté de Médecine de Bâle, ex-membre de Comités Directeurs de TDR (Programme spécial de Recherche pour les Maladies Tropicales), OMS. E-mail: s.m.fernex@wanadoo.fr

 

Le but de l'association est d'apporter toute l'aide possible aux travaux de haute compétence scientifique des Professeurs Nesterenko et Bandazhevsky dans leur œuvre de secours aux enfants dans les régions du Bélarus contaminées à la suite de la catastrophe de Tchernobyl, y compris l'organisation de cures de ces enfants en France; l'aide à la recherche indépendante liée à la catastrophe de Tchernobyl; la diffusion d'informations sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl; la collaboration avec des organisations d'autres pays ayant les mêmes objectifs.

 

Crédit Mutuel

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